26/06/2014

Près de neuf français sur dix favorables à une loi sur l’euthanasie

Une quasi-unanimité. 89 % des personnes interrogées dans un sondage BVA paru aujourd’hui demandent une loi sur l’euthanasie. Elle figurait d’ailleurs au tableau des promesses du candidat Hollande en 2012. Un taux qui monte même jusqu'à 98 % chez les 65 ans et plus.

Les Français souhaitent donc aller plus loin que les dispositions de la loi Leonetti de 2005, relative aux droits des malades et à la fin de vie. Mais si le patient n'est pas en mesure de formuler sa volonté, ce consensus se fissure. Ils ne sont alors plus qu’un sur deux (53 %) à estimer que la famille doit décider. 41 % laissent ce choix au médecin et 6 % à la justice. Pourtant, seule une toute petite minorité des sondés (2 %) a actuellement désigné une personne de confiance.

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25/06/2014

Fin de vie : la Cour européenne suspend la décision du Conseil d'État d’arrêter les soins de Vincent Lambert

Sans surprise, l'assemblée du contentieux du Conseil d'État a autorisé, mardi 24 juin en fin d’après-midi, l'arrêt des traitements de Vincent Lambert, patient tétraplégique en état végétatif chronique. La plus haute formation de jugement, composée de 17 juges, est, en effet, allée dans le sens du rapporteur qu’elle avait mandaté, et dont l’avis avait été rendu public quelques jours auparavant.

En soirée, nouveau rebondissement dans cette triste affaire. La Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH), saisie en urgence par les parents de Vincent Lambert opposés à sa mort, contrairement à sa femme et à une majorité de sa fratrie, demandait à la France de continuer à provisoirement maintenir en vie le jeune homme. Un soulagement pour les parents d’après leur avocat.

Cette suspension de la décision du Conseil d'État devrait durer le temps qu’à son tour, la CEDH examine sur le fond le cas Vincent Lambert. À moins qu’elle ne puisse statuer puisqu’elle ne peut normalement recevoir de requête que de la part d’une personne elle-même et non de sa famille. O. Clot-Faybesse

 

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06/02/2014

@Arrêt sur la Toile : Le Conseil d’État renvoie l’affaire Vincent Lambert devant une formation collégiale

Le Conseil d’État devait trancher ce jeudi 6 février si oui ou non il fallait maintenir en vie Vincent Lambert. Verdict : au vu de la complexité du dossier, il ne peut se prononcer seul et renvoie sa décision devant une formation collégiale. Plusieurs magistrats du Conseil d’État examineront donc ensemble le dossier qui déchire la famille de Vincent Lambert, tétraplégique en état végétatif sans espoir de récupération depuis un accident de la route en septembre 2008. Réponse, vivement attendue, la semaine prochaine.

Rappel des derniers faits. Les parents, fervents catholiques et opposés à l’euthanasie passive de leur fils, demandent au Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne (Marne) de le maintenir en vie. Le 16 janvier, le Tribunal accède à leur demande en dépit des avis des médecins du CHU de Reims, où Vincent Lambert est hospitalisé, de sa femme, Rachel Lambert, et d’un de ses neveux, François Lambert. Le 28 janvier, Rachel Lambert annonce qu’elle souhaite saisir la plus haute juridiction administrative pour demander l’arrêt du « maintien en vie artificielle » de son époux. Sous la pression du ministère de la Santé, le CHU de Reims et François Lambert suivent son exemple.

Signalé par Axelle Minet

À lire sur Libération 

16/01/2014

Euthanasie passive : la justice décide de maintenir en vie Vincent Lambert

Comme annoncé hier, le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a tranché ce jour dans le conflit qui déchire la famille de Vincent Lambert. Ce tétraplégique de 38 ans, en état de conscience minimale à la suite d’un accident de moto, continuera à être maintenu en vie malgré le souhait de sa femme et d’une partie de ses proches et l’appui des médecins du CHU de Reims.

Le soulagement est grand en revanche pour les parents de Vincent ainsi que deux de ses huit frères et sœurs qui étaient opposés à toute forme d’euthanasie passive. Pour leur avocat, Maître Jérôme Triomphe, il s’agit « d’une très grande victoire pour la vie de Vincent Lambert, dont même les médecins reconnaissaient que personne ne pouvait interpréter ses prétendus signes de volonté de mourir. »

Le personnel médical doit l'alimenter

Dans leur ordonnance, les neuf juges sont allés dans le même sens que le rapporteur public qui avait requis l’arrêt immédiat de l'exécution du processus de fin de vie. Dans ses conclusions, le rapporteur avait estimé que la suppression de l’alimentation et de l’hydratation de Vincent Lambert représentait « une atteinte grave et manifestement illégale au droit fondamental à la vie » (L521-2 du Code de justice administrative), qui allait entraîner « nécessairement et donc délibérément sa mort. » En outre, il était précisé qu'il n'y avait pas « d’obstination déraisonnable » (comprendre : acharnement thérapeutique) à nourrir un patient qui n’était pas en fin de vie. Suivant ces arguments, le tribunal a par conséquent demandé au personnel médical de Reims d’alimenter à nouveau le jeune tétraplégique afin « de faire cesser le danger qui pèse sur lui ».

Le cas de Vincent Lambert en rappelle un autre : celui de Vincent Humbert. Ce dernier, tétraplégique, aveugle et muet, avait été aidé à mourir par sa mère, Marie, en 2003. O. Clot-Faybesse

À lire aussi :

- La fin de vie en France passée à la loupe par l'Ined

- Rapport Sicard : pas besoin de nouvelles lois sur la fin de vie

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19/09/2013

Les établissements doivent mieux accompagner la fin de vie des résidents handicapés

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Quatre résidents de maisons d’accueil spécialisées (Mas) ou de foyers d’accueil médicalisé (Fam) meurent chaque jour. Ce qui représente 1 400 décès par an en France, selon l’Observatoire national de la fin de vie qui a rendu publique, ce jeudi 19 septembre, une étude menée auprès des établissements accueillant des adultes en situation de handicap. « Une réalité invisible », pour reprendre les termes de Régis Aubry, son président. « Faute de moyens adaptés dans ces établissements, 47 % des résidents en fin de vie décèdent dans un hôpital », déplore l’Observatoire. Ce qui est traumatisant pour ces usagers qui, comme la plupart des Français, préfèreraient certainement passer leurs derniers jours, chez eux, c’est-à-dire, au sein de l’établissement.

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