14/04/2014

Les personnes handicapées s’estiment plus souvent discriminées

discrimination,discriminations,insee,défenseur des droits,haldeVous avez été écarté d’un emploi, refoulé à l’entrée d'un cinéma ou raillé dans la rue à cause de votre handicap ou de votre état de santé ? Comme vous, 2,3 millions de personnes* déclarent avoir subi des comportements stigmatisants au cours de leur vie (moquerie, mise à l’écart, traitement injuste ou refus de droit), pour les mêmes raisons, révèle une récente étude de l’Insee. Un chiffre sans commune mesure avec le nombre de plaintes enregistrées par le Défenseur des droits (2 000 à 3 000 par an). 


26 % des personnes handicapées interrogées déclarent avoir été discriminées

Plus généralement, quel que soit le motif de discrimination, « les personnes ayant des problèmes de santé ou de handicap déclarent beaucoup plus fréquemment que les autres être confrontées à des comportements stigmatisants », notent Gérard Bouvier et Stéphane Jugnot, les auteurs de cette étude : 26 % contre 19 %. Ce taux monte même à 35 % chez les personnes ayant une reconnaissance administrative de leur handicap. « Ces expériences discriminatoires constituent donc une composante de leur vie », ajoutent-ils.

Plus le handicap est survenu tôt, plus les personnes se disent discriminées

Ils mettent également en évidence que certains facteurs pourraient jouer un rôle dans la propension à se dire discriminé. Exemples : ne pas recevoir d’aide humaine alors que l’on considère en avoir besoin et avoir un handicap survenu tôt dans la vie. Autrement dit, plus on est devenu handicapé jeune, plus on se sent discriminé. On ne s'habitue pas à l'injustice... Franck Seuret - Photo Kurt Löwenstein education center

* Agés de 18 ans et plus et vivant dans un logement ordinaire, en France.

À lire aussi :

- Le handicap et l’état de santé, premières causes de discrimination en France selon le rapport annuel du Défenseur des droits

- Le handicap, 3e cause de discrimination au travail selon le baromètre Ifop pour Le Défenseur des Droits et l'OIT

- Discrimination et handicap : EasyJet condamnée en appel

Commentaires

Comme j'allais en voyage courte durée en Sardaigne avec mon CE...dans les années 80 = je descendais le long d'une falaise : près de 800 marches pour visiter une grotte au niveau de la mer ...
Je descendais sans trop de soucis avec ma prothèse totale de jambe et mes cannes anglaises, en tenant la rampe . C'est la 1ère fois que je faisais un tel exploit; je ne l'étais jamais autorisée auparavant ... les copains les plus proches semblaient OK...;)
Je vais pour remonter avec le groupe des collègues du CE de cette entreprise...et au bout de 200 marches, environ, j'ai commencé à éprouver de la fatigue !

Les copains les plus amicaux avec moi ont fait un tour de rôle = pour me faire remonter les 600 marches restantes; nous plaisantions alors qu'ils me faisaient deux par deux la chaise à porteurs et je m'évertuais à remonter les jambes pliées, pour ne pas les laisser traîner sur les marches à venir... Une grande partie de rigolade aussi...!

Pourquoi raconter cela ici ?....Ce n'est apparemment pas à propos ?!
Quelques années plus tard : lors d'un entretien d'évaluation professionnel = çà m'est revenu aux oreilles par une de mes chefs ...:
= qui aura attendu que nous soyons entre "..4 zyeux..."(donc pas de témoin) ; "il y a des collègues qui disent que tu profites de ton handicap G. ?! "
Moi = "ah bon et à quel propos ?... éventuellement pour porter un dossier, ou me relever d'une chute, ou me laisser conduire en véhicule ?"...
Ma chef poursuit " exemple lors du voyage du CE ... en Sardaigne etc..."
Sur le coup je n'ai apparemment pas trop réagit...j'étais mortifiée !
Ensuite cette chef n'était pas à ce voyage : donc c'est quelqu'un qui lui a répété ...
Ce qui était vécu de façon chouette et marrante par les intéressés: elle ne le savait pas !

Pour continuer j'ai interpellé un des couples concerné, bons amis de ce voyage de CE..
Ils m'ont dit que pour eux, certes le mari était fatigué, mais çà restait une bonne anecdote ! Et de l'affaire , j'ai écrit en écho un message à ma chef :
" Pour certains le vase est toujours à moitié vide ou d'autres: à moitié plein....!
C'était resté - pour les personnes concernées - une bonne anecdote du voyage de CE... et pour d'autres = ils pointaient ce que je n'avais pas fait, ma négligence apparente ?
Moi, je voyais çà comme un défi que je me donnais, pas sûre d'y parvenir; je ne l'aurais jamais fait avec ma fratrie, trop "prudente" pour que je me risque à cela...
Je l'ai fait avec des copains-collègues de mon entreprise !
Et par ailleurs je lui demandais à l'avenir de ne plus évoquer d'activité extérieure à mon travail; c'était un entretien d'évaluation, mon voyage avec le CE : n'avait pas lieu d'être évoqué !"

Je me rendais compte de la bêtise des gens !
Un handicapé ne doit pas faire tout et n'importe quoi, alors que dans leur souvenir les copains - qui faisaient la chaise à porteurs -gardaient çà comme un bon moment partagé !
...le lendemain sur le bateau du retour je mesurais mes courbatures aussi (= le fait de relever les jambes : mes abdomens ont compris !)...eux aussi, les leurs !
Donc...les relations se compliquaient ...11.1197 : j'ai eu un mois d'arrêt pour dépression réactionnelle
et dans les 10 ans qui ont suivi, il y a eu d'autres affronts ...je n'ai peut-être pas trop souffert au travail par rapport à d'autres ?
Tout est relatif = mais j'ai eu ma dose quand même...dont le 26.10.2007: nouvel entretien d'évaluation où j'étais en "désaccord" :avec 3 chefs et 10 jours plus tard, arrêt médical ...3 jours après l'arrêt = rupture des ligaments du genou (dit valide)... Je n'accuse personne..Je constate ...
Parfois ce ne sont pas les neurones qui pètent, mais la partie "fragilisée" quand il faut assumer des propos qui n'ont pas lieu d'être .
La personne à laquelle je pense n'aura pas gardé son poste trop longtemps, mutée puis remerciée du nouvel emploi......:(
Le mal était fait pour ce qui me concerne...3 ans d' A.L.D....

Depuis, je suis en retraite et çà se passe plutôt bien pour moi ;) (je ne m'ennuie pas) mais j'avais besoin d'évoquer ces deux situations douloureuses au travail, en leur temps.
Je pense à ceux qui vivent la souffrance au travail, aspect pris en considération ces dernières années, mais à l'époque...un agent porteur de Handicap, on n'avait vraiment pas de mode d'emploi...?! et j'en ai parfois souffert. J'ai travaillé salariée 30 ans quand même
...
Agent Discriminé ? Chef(s) plus ou moins ...maladroit(s) = certainement.
Je n'interpellais pas forcément le médecin du travail ou les délégués du personnel à ce sujet... de même quand je tombais au travail: çà passait aux pertes et profit ! eh oui !
Merci d'avoir su me lire. G.C.

Écrit par : Courtemanche ... | 14/04/2014

je suis handicap depuis 9 mois au polio

Écrit par : traore | 14/04/2014

Il y a eu d'autres anecdotes, concernant ma recherche d'emploi, et mon inscription dans un stage de magasinier informatisé.
Je ne désigne pas ceux qui ont décidé que je n'aurais pas accès, à cause de l'incontournable passage du permis de conduire des engins de manutention.
Selon certains employeur s ou membres d'associations parallèles à Pôle-Emploi.
Je n'ai pas eu le droit de participer à ce stage. Les décisions étaient, à mon avis, assez hasardeuses et chanceuses, aucune preuve n'était fournie, pour étayer cette décision.
Le résultat a été quelques dépressions, et une perte de confiance dans mes moyens et compétences.
J'ai obtenu cette formation de magasinier, en 2003, grâce à une remise à niveau et initiation à l'informatique.
Je me sers de mes compétences, pour aider "l'APF" de mon mieux, et pour l'étude de la généalogie.

Écrit par : Daniel Panier | 15/04/2014

dans les années 70 en royaume unie, j'ai ete refusé le droit d'etudier aux 2 etablissements d'education, " parceque il n y avait pas d'assurance pour personnes handicappées" (je marchais à cet epocque) les ascensceurs etaient aptes, assez larges. On m'a dit que de "vouloir prendre la place d'un etudiant valide est egoiste de ma part car il trouverai un emploi à la suite et vous non"!
(un autre établissement recémment construit au rez chaussée m'a acceptée)
et maintenant c'est illégale de refuser le droit aux etudes là bas; la difference est que la loi est appliquée!
j'espere que les choses ont changé mais je ne vois pas d'écoles ou colleèges pres de carcassonne qui acceptent les pmr. Peut etre j'ai tort, mais les collegiens en fauteuil roulant ne courent pas les rues; vous les voyez vous?

Écrit par : gilchrist | 15/04/2014

Et si on utilisait les bons mots, discrimination qualifie des phénomènes ponctuels alors qu'il faut se rendre à l'évidence qu'il règne un climat d'handiphobie.

Mais cela ne doit pas être politiquement correct
, j'ai cherché sur Google et j'ai trouvé 2 sites qui sont mort !!

Quelques posts dans des sites généralistes, mais rien de transcendant !!

On nous gavent d'homophobie, de xénophobie, etc... Mais Handiphobie sauf erreur de ma part, n'est pas au dictionnaire !

Il devient donc urgent de faire reconnaitre cet état de fait et de faire voter une loi en conséquence.

Je dois avouer que le projet d'association "Fédération Française des Z'handis en Colère" sur lequel je planche depuis des mois, a un de ces objectifs, mais un accident de voiture et un infarctus m'ont salement ralenti.

Car cette Handiphobie, je la vis au quotidien dans mon bled de 6500 pèlerins, où tout est fait pour me faire faire fermer ma grande gueule.

J'espère pouvoir faire passer dans Face à Face, le bilan positif de mon action locale afin de dénoncer ces méthodes abjectes...
Après une hospitalisation car ma carcasse et mes neurones sont trop fatigués...

A méditer dans votre coin, en observant bien votre environnement.

Bien à vous

Jeff

Écrit par : Jeff Anarch Andy Cap | 16/04/2014

C'est sur l'handiphobie existe,elle est latente,sournoise. Ca va des élus municipaux qui renâclent à mettre en place une CAPH dans leur commune ( ou la rendent inactive ) ,les restaurants ,hôteliers, et autres commerces qui refusent de faire des travaux d'accessibilité, et le monde de l'immobilier et de la construction veut enlever toutes les normes et faire croire que c'est à cause de la loi 2005 que l'on construit moins et que les coûts ont grimpé.

Écrit par : alged | 17/04/2014

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